Le sport sur ordonnance : le sport à vocation médicale

C’est une évidence, le sport est bon pour la santé, alors pourquoi ne pas le prescrire sur ordonnance.

Depuis février 2017, les médecins peuvent prescrire du sport comme traitement pour soigner.

L’activité physique est un remède dont l’efficacité n’est plus à prouver. En prévention comme en traitement, elle offre des bienfaits comparables à de nombreux médicaments – sans leurs effets secondaires. Le sport est notamment extrêmement conseillé pour les patients atteints de diabète ou de la Maladie de Parkinson.

D’ailleurs depuis de nombreuses années, l’association SIEL BLEU, promeut l’activité physique aussi bien pour les malades que pour les personnes âgés par le biais de différentes actions.

La Sécurité Sociale aussi a bien compris l’importance de l’activité physique pour soigner certaines pathologies, notamment le mal de dos.

En effet, la Sécurité sociale a lancé à partir de novembre 2017 une campagne nationale d’information sur la lombalgie et sa prévention : « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement ».

S’il semble évidemment que le sport doit être considéré comme un traitement médical à part entière, cela l’est beaucoup moins qu’il soit remboursé comme peut l’être un médicament « classique ».

Qui a le droit au sport gratuit sur ordonnance ?

Aujourd’hui pour se voir prescrire du sport sur ordonnance, il faut être atteint d’une affection de longue durée. Pour l’Assurance maladie, « il s’agit d’affections dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé ». La caisse donne sur son site une liste de 30 maladies concernées, dont le cancer, le VIH ou le diabète. Les troubles psychiatriques prolongés, comme la dépression, ouvrent également le droit au dispositif.

Aucun remboursement garanti

Malheureusement à ce jour, la Sécurité Sociale ne rembourse pas le sport sur ordonnance.

Le financement dépend du bon vouloir des collectivités territoriales et des mutuelles.

Depuis 2012, Strasbourg (d’où est originaire l’association SIEL BLEU) est la première ville française à proposer des activités sportives à petits prix pour les malades chroniques. La première année, le patient muni de son ordonnance profite gratuitement de séances de marche nordique, de gym fitness, ou encore de rameur en salle, deux fois par semaine. A partir de la deuxième année, une tarification solidaire s’applique (20, 50 ou 100 euros par an en fonction du coefficient familial). L’initiative a été rapidement suivie par d’autres villes, comme Paris, Biarritz ou Blagnac, mais les conditions sont différentes selon les mairies.

Côté mutuelle, La Maif est la première à avoir franchi le pas. Depuis 2015, elle finance, à tous ses clients munis d’une ordonnance, l’inscription à un club de sport (labellisé), dans la limite de 500 euros sur deux ans.

 

Vers une généralisation des pratiques ?

Chez URBUS, on pense clairement que les pratiques sportives devraient être systématiquement remboursées car pour beaucoup de pathologies, le sport est largement aussi bénéfique que les traitements chimiques.

Surtout, les médias ont tendance à penser que lorsqu’on est malade, on doit se reposer et ne plus faire d’activité physique alors que c’est tout le contraire.

Il faut donc considérer le malade comme un sportif à part entière, qui doit simplement s’entrainer de manière adaptée.

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